A ce grand corps que sont les Conseillers du Commerce Extérieur de la France, il convient de s’adapter aux nécessités modernes de notre mission de guetteurs de l’économie, en même temps qu’au rôle et à l’emploi des jeunes, qui, par contagion, déclenchent dans beaucoup d’autres milieux cette vague d’intérêt tant porteuse de valeurs ajoutées. Devant nous-mêmes et devant les Représentants de notre Pays, devant ses élus, il s’agit pour nous, CCE, de participer au règlement du problème essentiel que nous pose notre époque, l’emploi, afin que nous ne roulions point, à travers l’abandon de nos engagements, ver l’oubli de nos devoirs à l’égard des générations qui nous précèdent et nous suivent.
Depuis presque une décennie, depuis l’Europe, grâce à l’Euro, qui sut nous protéger, les événements économiques nous ont imposé, en plusieurs occasions dont la gravité, parfois, ne le tenait qu’à l’ampleur des crises que nous traversions, le devoir de flatter l’épanouissement de nos entreprises, de leur propre destin, de faire partager leur croissance, afin d’empêcher que certains ne se chargent de la ruiner. Nous y sommes parvenus. Mais sommes nous prêts, encore et toujours ? Cette fois encore, cette fois surtout, nous avons besoin, oui, nous avons tous besoin, d’assumer cette solidarité et cette générosité qui est la marque des grands mouvements.
Poursuivre l’incessante construction et reconstruction des CCE en fonction non pas des habitudes tissées par le temps, mais des besoins réels de l’évolution de nos entreprises, du rôle qu’elles y jouent, petites et grandes, et de cette lame de fonds qui porte la jeunesse en formation dans la société moderne que nous avons modelé.
Adapter notre économie non pas à telles ou telles catégories d’intérêts particuliers, mais aux nécessités nationales et internationales du présent, en améliorant les perspectives et la participation aux responsabilités professionnelles, en développant la formation de cette jeunesse, en assurant leur emploi, en mettant en œuvre des activités industrielles et de services sans cesse plus innovants dans le cadre de ces régions que sont devenue nos pays. Osons risquer !
Tel est le but que notre Section tout entière doit se fixer à elle-même.
Patrick de Prévaux
Président de la section belge